Après une rencontre ultra offensive entre le Paris SG et le Bayern Munich, deux équipes tournées vers l’attaque, ce match-là proposait tout l’inverse. Arsenal et l’Atlético de Madrid ont livré une demi-finale bien plus fermée, marquée par la prudence, la rigueur défensive et un cruel manque d’inspiration dans les trente derniers mètres.
La prudence avant tout
Dans leur organisation habituelle, les deux équipes ont d’abord cherché à sécuriser l’essentiel. L’Atlético s’est surtout attaché à coulisser et à fermer les lignes de passe, tandis qu’Arsenal tentait de presser légèrement au départ, en profitant de sa supériorité numérique dans l’entrejeu. Odegaard sortait notamment sur Hancko pour gêner la première relance.
La première période a été calme, presque trop. Aucun joueur n’est réellement parvenu à se mettre en évidence dans le jeu. Martinelli et Hincapié, avec davantage de communication, auraient pu faire mieux pour ouvrir le score. Alvarez a répondu quelques instants plus tard, sans surprendre Raya. Globalement, les défenses ont pris le dessus et il était très difficile de créer de véritables décalages.
Pour débloquer la situation, Arsenal a dû attendre un penalty obtenu juste avant la pause. La faute sur Gyökeres semblait logique et le Suédois s’est ensuite chargé de transformer son tir au but pour donner l’avantage aux siens.

Un second acte à peine plus vivant
Mais ce match a confirmé ce que l’on pouvait imaginer avant le coup d’envoi. À l’heure de jeu, l’Atlético est revenu au score grâce à un autre penalty, cette fois provoqué par une main de White dans la surface. Alvarez l’a transformé sans trembler, en prenant Raya à contre-pied, le gardien ayant choisi de rester au milieu.
Au fond, cette rencontre a surtout montré les limites offensives des deux équipes. Solides, disciplinées, bien organisées, Arsenal et l’Atlético ont cependant manqué de créativité et de justesse dans les derniers mètres. Sans ces deux erreurs individuelles, il est même difficile d’imaginer comment le score aurait pu évoluer.
En seconde période, Arsenal ne s’est quasiment rien procuré. L’Atlético a semblé un peu plus dangereux, avec un Griezmann souvent impliqué dans les bons coups et un Lookman remuant. Le Nigérian a d’ailleurs été le seul joueur capable d’éliminer, de percuter et d’apporter un peu de déséquilibre balle au pied.
Au final, cette demi-finale de Ligue des champions laisse une drôle d’impression. Deux équipes solides, sérieuses, mais très limitées dans l’animation offensive. Elles ont eu besoin de penalties pour exister, et cela donne au final une triste rencontre. Une mauvaise publicité pour le football, surtout dans une compétition censée offrir bien autre chose à ce stade.



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